On en a lu, pourtant, des articles sur la crise des subprimes qui sévit depuis quelques mois aux États-Unis et menace d'emporter ce qui nous est le plus cher: la Bourse et ses valeurs.
Mais il est une dimension de cette crise bancaire et immobilière qui nous avait échappé: le système des subprimes n'était pas
seulement une machine à entuber les pauvres. Car il s'avère que les principales victimes de ce système étaient soit des noirs soit des latinos.
Les études statistiques menées depuis lors ne laissent guère place au doute:
“Dans un article publié en novembre 2007 , le New York
Times a mené l’enquête dans deux quartiers résidentiels de la région de Detroit – l’un avec une population à 97 % blanche et avec un revenu moyen de 51.000 US$, l’autre avec une population à 97
% noire, avec un revenu moyen de 49.000 US$. En 2006, 17% des crédits accordés dans le quartier blanc étaient « subprime », tandis que dans le quartier noir, 70% des crédits accordés
étaient « subprime »”. (source)
Aux États-Unis, depuis l'automne 2007, tout un tas de gens a priori respectables (pas des islamo-gauchistes, veux-je dire) s'en sont offusqué: le révérend Jesse Jackson; Martin
Gruenberg, vice-président de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC); Lisa Madigan, procureur général de l’Illinois; Amy Wittman, de la Coalition de défense des locataires…
Lisa Madigan déclarait noramment, sur les ondes de la National Public Radio: “Un Africain-américain gagnant plus de
100.000 US$ par an avait plus de chances de se retrouver avec un crédit subprime à taux d’intérêt élevé, qu’une personne Blanche gagnant moins de 35.000 US$ par an. Il ne fait aucun doute
que nous sommes en face d’une situation clairement discriminatoire.”
Alors vous, je sais pas, mais moi, j'avais rien lu à propos de ce scandale dans le scandale. Enfin rien lu, ni entendu, ni vu dans les “grands” médias français.
Je me suis pourtant laissé dire que dans les rédactions parisiennes il arrive qu'on reçoive le NY TImes, quotidien américain qui a traité l'info le 17 octobre 2007, avant de remettre le
couvert le 4 novembre suivant.
On y est aussi abonné au Guardian, je crois, quotidien anglais qui s'en est fait l'écho le 20 février
2008.
Tout à l'heure, j'ai tapoté sur Google News puis sur Google pour voir si j'avais raté, sur cette question, quelque une de Libé ou du Nouvel Obs, ou même un articulet relégué en
pages intérieures, mais rien. Quelques reprises sur des blogs ou sur Agoravox, en tout et pour tout.
Ce qui veut dire que si je n'étais abonné à rezo.net, je continuerais de l'ignorer.
De là à imaginer qu'à leurs yeux, comme ils disent dans les grandes rédactions, “ça n'intéresse pas les gens”…
:
Bien que non répertoriée par l'OMS, la négrophobie est l'une des maladies les plus répandues sur la planète. Elle se caractérise par l'expression de préjugés, la plupart inconscients, à l'égard des "Noirs".
Depuis le XVe siècle, ses victimes se comptent par millions. Pourtant aucun vaccin efficace contre ce fléau n'existe à ce jour.
Sur ce blog nous lui tordrons le cou, à la mode de chez nous…