Christophe Barbier fait partie des observateurs de la vie politique française à qui on ne la fait pas.
Pendant que ses confrères, unanimes, célèbrent les effets d'annonce sarkozystes en vertu desquels le mini-président s'est engagé à réformer la Françafrique, Barbier veille au grain.
TIens, par exemple : l'annonce, faite en Afrique du Sud
par le néo-mari de son excellente amie Carla Bruni, selon laquelle “la France n’a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique” – annonce assortie de la
promesse de renégocier les accords de défense liant la France à ses protectorats africains…
L'éditorialiste à écharpe rouge aurait pu afficher son scepticisme et rappeler qu'en matière de politique africaine, la France n'a pas évolué d'un millimètre depuis 1960. C'est dire qu'avant que
les mots de Sarko se transforment en actes, il est probable que s'écouleront encore quelques décennies.
Mais Barbier Christophe s'est bien gardé de tomber dans le piège.
Il a plutôt laissé résonner, dans un de ses éditos vidéo que le monde entier nous envie, un braiment
patriotique digne d'un officier du 1er RPIMa.
Car le directeur de la rédaction de L'Express est tout à la fois un grand patriote, un homme sensible et un géopoliticien avisé.
Rappatrier nos soldats basés en Afrique? Décoloniser l'Afrique pour de bon? Vous êtes sérieux? s'étrangle-t-il – en substance.
Il ne manquerait plus que l'on soustraie les pôv n'enfants africains à la bienveillante protection “humanitaire” de nos légionnaires bleu-blanc-rouge (que Barbier rebaptise
“pompiers”) ! Le risque serait grand alors que “cette nouvelle politique [entraîne] un peu plus bas encore ce continent de toutes les malédictions”.
Mais il est une perspective plus inquiétante que d'abandonner à leur biblique malédiction les descendants de Cham, ces réprouvés
pour l'éternité. Le pape de la pensée expresso évoque en effet “un péril géopolitique pour la France”. Car, ajoute-t-il, si notre pays “quitte des positions en Afrique, elles ne
resteront pas vides. […] Non, notre place sera prise par d'autres”.
Or, Barbier vivant, jamais l'Afrique ne sera abandonnée aux vils envahisseurs aux yeux bridés ni aux suppôts du Grand Satan anglo-saxon. Puisque notre place en Afrique serait prise par d'autres qui
sont très méchants, il vaut mieux continuer de l'occuper, nous qui sommes très gentils.
Ignore-t-il que c'est en grande partie sur la base de ce raisonnement puéril que s'est forgée la politique criminelle de la République française au Rwanda –
pour ne citer que cet exemple?
Au nom de telles inepties, la colonisation de l'Afrique par la France se perpétue cinquante ans après que le reste des anciennes puissances coloniales européennes ont accordé l'indépendance aux
pays placés sous leur domination.
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Bien que non répertoriée par l'OMS, la négrophobie est l'une des maladies les plus répandues sur la planète. Elle se caractérise par l'expression de préjugés, la plupart inconscients, à l'égard des "Noirs".
Depuis le XVe siècle, ses victimes se comptent par millions. Pourtant aucun vaccin efficace contre ce fléau n'existe à ce jour.
Sur ce blog nous lui tordrons le cou, à la mode de chez nous…